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Comment construire son reporting RSE ?

Comment construire son reporting RSE ?

DE L’ARTICLE 225 À LA DPEF 03 September 2019
Depuis la transposition en France de la directive européenne 2014/95/UE du 22 octobre 2017 relative à la publication d’informations sociales et environnementales, la Déclaration de Performance Extra-Financière, ou DPEF, est venue refondre la traditionnelle obligation réglementaire du reporting RSE défini par l’article 225 du Grenelle II. Cependant, le reporting RSE n’est pas l’apanage des entreprises qui y sont assujetties. Un reporting RSE bien conçu peut en effet être un réel outil de pilotage de votre démarche RSE.

POURQUOI RÉALISER UN REPORTING RSE ? 

  • Le reporting RSE n’est pas qu’une obligation réglementaire

Le reporting RSE permet de mesurer les impacts de vos activités sur l’environnement, les Hommes et l’écosystème économique auquel votre organisation appartient. Le reporting RSE permet ainsi de mesurer la performance de votre démarche RSE.

  • Un outil pour mobiliser ses équipes et les différents services de son entreprise

Le reporting RSE permet d’expliciter les actions mises en place dans le cadre de votre démarche de Développement Durable, de rendre concrets les résultats obtenus grâce aux efforts de chacun et ainsi d’engager vos collaborateurs dans la démarche.

  • Un reporting RSE pour plus de transparence

Le reporting RSE permet d’améliorer la transparence sur les activités de votre entreprise auprès de vos Parties Prenantes. Des données chiffrées sur l’impact de votre activité sont un gage de confiance pour les parties prenantes, et permettent de limiter les risques d’accusation de « greenwashing » et d’éviter les erreurs d’interprétation lorsque vous communiquez sur les initiatives mises en place.  

COMMENT CONSTRUIRE SON REPORTING ?

  • En lien étroit avec les axes de sa démarche RSE et son secteur d’activité

À contrario du reporting régi par l’article 225 du Grenelle II, la DPEF permet aux entreprises de définir un référentiel de reporting davantage centré sur leur cœur d’activité et d’éviter ainsi les nombreux indicateurs décorrélés de leur business. Ainsi, les entreprises qui ne sont pas assujetties à la réalisation d’une DPEF doivent veillez à ce que les indicateurs soient, cela va sans dire, en lien avec leur activité, mais aussi et surtout avec leur démarche RSE et la feuille de route associée.

Pour construire son reporting, les questions à se poser sont les suivantes : 

1. Quels sont les axes et sous axes de notre démarche RSE ainsi que les actions que nous souhaitons mettre en place ?

2. Quels indicateurs vais-je pouvoir mettre en place pour mesurer concrètement l’efficacité de l’action mise en place ?

L’écueil à éviter est de s’appuyer directement sur les informations à disposition pour les traduire en indicateurs.  

Par exemple, si votre entreprise est une entreprise de service, un indicateur pertinent et utile pour mesurer l’efficacité de votre démarche environnementale pourrait être les émissions de COgénérées par les déplacements professionnels et domicile-travail de vos collaborateurs et non le nombre de gobelets utilisés ou encore vos consommations d’eau (bien que ces deux sujets ne doivent pas être totalement écartés).  

  • Impliquer les différents métiers : un reporting RSE par et pour vos différents services

Comme précisé précédemment, un reporting utile et efficient est un reporting permettant de mesurer l’efficacité de votre démarche RSE. Afin que cette dernière conserve une dynamique et que les équipes se l’approprient, il est essentiel que les indicateurs de suivi et les indicateurs clés de performance soient co-construits avec les différents métiers de l’organisation. Des groupes de travail avec les différents services de l’entreprise pour construire le référentiel d’indicateurs peuvent être organisés. Les « pilotes » RSE étant les futurs contributeurs à la collecte des données nécessaires au reporting, il est important de les intégrer dans la réflexion dès la phase de construction des indicateurs.   

Cette approche permet de s’assurer que les indicateurs choisis sont fidèles aux activités et facilite la prise en main et l’animation de la feuille de route RSE par chacun des services concernés. Le reporting doit être utilisé comme outil de pilotage et les indicateurs sélectionnés doivent être utilisés comme objectifs à atteindre, spécifiques à chaque métier. Il est possible d’aller plus loin dans la démarche en indexant les primes ou l’intéressement à l’atteinte de ces objectifs RSE.

  • Un reporting RSE qui pousse à l’action

Un indicateur bien défini est un indicateur qui pousse à l’action. Il doit permettre au service concerné d’identifier ses priorités en termes de RSE. Ne faites pas de votre référentiel de reporting une usine à gaz. Autrement dit, ne perdez pas de temps à calculer des indicateurs qui ne vous serviront pas dans le pilotage de votre démarche RSE. Choisissez quelques indicateurs clés et adaptez la fréquence de reporting afin de pouvoir réagir si vous observez un écart avec les résultats attendus et d’ajuster ainsi votre plan d’action en conséquence.

Jeanne Marin - Consultante RSE 

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